GUIDE DE LA SENSORIALITÉ
6. Que disent les recommandations de bonnes pratiques de l'HAS/ANESM (2012) ?
Dans les recommandations sur les interventions éducatives et thérapeutiques coordonnées chez l’enfant et l’adolescent, il est dit que « Les pratiques dites « d’intégration sensorielle », très diverses, n’ont pas fait preuve de leur efficacité au vu des données publiées ; cependant, pour certains enfants/adolescents avec TED dont les évaluations du fonctionnement montrent des particularités sensorielles ou motrices, les pratiques ci-dessous peuvent apporter des bénéfices en termes d’attention, de réduction du stress ou de comportements inadaptés aux stimulations sensorielles (accord d’experts). […]
La psychomotricité et l’ergothérapie peuvent être proposées, parfois de façon combinée, pour […] proposer des aménagements de l’environnement permettant d’éviter les sur-stimulations ou au contraire favoriser des stimulations suffisantes, par exemple au niveau du bruit, de la lumière, ou au niveau tactile (perspectives ergonomiques) (accord d’experts).
Dans les cas où une hypersensibilité importante existe, un travail d’atténuation ou de modulation de cette sensorialité exacerbée peut être proposé, ainsi qu’un aménagement de l’environnement pour agir sur les stimulations sensorielles gênantes (lumière, bruit, etc.).
Dans les cas où une hyperacousie est mise en évidence et entraîne une souffrance chez l’enfant/adolescent, des filtres auditifs peuvent être proposés pour limiter les effets négatifs de l’hyperacousie sur la concentration de l’enfant/adolescent.
Les pratiques dites « d’intégration auditive », dont la méthode Tomatis, ont fait preuve de leur absence d’effets ; elles ne sont pas recommandées pour les enfants/adolescents avec TED (grade B). »
Pour aller plus loin : Les Recommandations de bonnes pratiques HAS/ANESM (2012)
Que disent les recommandations de bonnes pratiques de l'HAS/ANESM (2018) ?
Dans les Recommandations sur les signes d’alerte, repérage, diagnostic et évaluation chez l’enfant et l’adolescent, parues en février 2018, il est recommandé de réaliser une évaluation du fonctionnement global de l’enfant comportant notamment «l’examen des processus d’intégration sensorielle.»
Dans les Recommandations sur les interventions et parcours de vie de l’adulte parues en février 2018, il est recommandé de « proposer à l’adulte autiste, tout au long de son parcours, une évaluation spécifique des profils sensoriel et moteur par un ergothérapeute ou un psychomotricien, lorsque des besoins ont été identifiés par l’adulte lui-même ou sont observés ou repérés par les professionnels qui l’accompagnent, notamment avec des outils d’évaluation génériques.[…]
Reconnaître la sensorialité et la motricité comme des compétences et les utiliser dans la mesure du possible comme des médiateurs de relation.
Prendre en compte les particularités sensorielles de l’adulte autiste (sensibilité à la température, au toucher, etc.), les risques de surcharge sensorielle et les possibilités de variations sensorielles pour une même personne afin de pouvoir mettre en place les aménagements nécessaires. »
Pour aller loin :